La 2ème transfère le buste de l’Abbé de l’Epée dans la rue publié en face d’I.Ré.S.D.A. par la mairie de Saint jean de la Ruelle nous propose, nous l’avons bien accordé.
Amicale des Anciens élèves I.J.S. d’Orléans, Inter Omnisports des sourds d’Orléans, les Associations des sourds du Loiret, du Cher, du Cher et Cher, Etienne de fay, Geste et Parole, Des donateurs Sourds, La ville de Saint Jean de la Ruelle et le Conseil général du Loiret ont fait le don pour la plaque de la mémoire de l’abbé de l’Epée « Charles Michel de l’Epée ».
Samedi 27 novembre 2002
Comme nous l’avons vu dans les deux premières parties, l’association, fondée vers 1888, organisait chaque année une réunion et un banquet en l’honneur de l’abbé de l’Epée.
A partir de 1891, cette fête annuelle eut lieu à l’institution.
Nous arrivons à l’année 1912 où fut célébré avec éclat, à Paris et à Versailles, le bicentenaire de la naissance de l’abbé de l’Epée.
Beaucoup de sourds-muets d’Orléans avaient assisté à ces « fêtes splendides » et en étaient revenus enthousiasmes.
Au cours du banquet annuel du 24 novembre 1912, à Saint-Jean-de-la-Ruelle, ils décidèrent de faire élever,
dans la cour d’honneur de l’institution, une statue à leur « immortel libérateur».
Une souscription fut immédiatement lancée à cet effet.
Dans la foulée, les sourds-muets adressèrent une pétition au maire de Saint-jean-de-la-Ruelle,
pour lui demander de bien vouloir donner à la rue qui conduit à l’institution, le nom de « Rue Abbé-de-l’Epée ».
Le maire accéda volontiers à cette demande. Et donc, depuis fin 1912, la commune de Saint-Jean-de-la-Ruelle est probablement
la seule de toute la région Centre a avoir une rue portant ce nom…
Au cours de la fête annuelle du 9 novembre 1913, en présence d’une centaine de sourds-muets,
la nouvelle statue fut inaugurée solennellement.
Le buste de l’abbé de l’Epée, se souvient bien frère Maurice GUIGNARD qui avait 17 ans à ce moment là,
avait été réalisé par M. Léon HENNEQUIN, sourd-muet de Paris et sculpteur de talent.
M. RIBROL, professeur de dessin à l’institution, avant dessiné le socle.
« Au moment où le voile qui recouvre le buste est enlevé, ce sont des Oh ! de joie.
Les mains s’élèvent et agitent les chapeaux… ».



